ATLAS UFO ROBOT, la diffusion de Goldorak en Italie.
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Je ne suis certainement pas objective quand je dis ça,
mais celle de Goldrake est la plus belle de celles présentées en photos sur le blog !!!

グレンダイザー
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Magazine italien retrouvé par Lasernium66
:
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... 61#p100761" onclick="window.open(this.href);return false;
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... 61#p100761" onclick="window.open(this.href);return false;
- Gurendaizä
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
En France est sorti un livre écrit par BRH en personne intitulé Il était une fois Goldorak
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... f=1&t=3769" onclick="window.open(this.href);return false;
Et bien en Italie est sorti cette année l'ouvrage C'èra una volta Goldrake
Le livre fait quand même 660 pages
http://imagorecensio.blogspot.fr/2017/0 ... .html#more" onclick="window.open(this.href);return false;
Je n'ai pas traduit, mais si vous voulez, utilisez un traducteur en ligne, vous aurez de ce fait une approximation du résumé
Je ne l'ai d'aillurs lu qu'en diagonale.
Dans cet article, nous avons une référence à un autre livre français qu'on a évoqué ici.
Il s'agit de celui de cette stupide Liliane Lurçat. D'ailleurs avec Rub on s'était bien foutu de sa gueule à cette nana
Pour ceux qui n'ont pas vu le topic, allez le voir
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... =17&t=4071" onclick="window.open(this.href);return false;
Vous avez compris, ce livre est également sorti en Italie!
http://imagorecensio.blogspot.fr/2015/1 ... -anni.html" onclick="window.open(this.href);return false;
Et bien en Italie est sorti cette année l'ouvrage C'èra una volta Goldrake
Le livre fait quand même 660 pages
Je n'ai pas traduit, mais si vous voulez, utilisez un traducteur en ligne, vous aurez de ce fait une approximation du résumé
Dans cet article, nous avons une référence à un autre livre français qu'on a évoqué ici.
Il s'agit de celui de cette stupide Liliane Lurçat. D'ailleurs avec Rub on s'était bien foutu de sa gueule à cette nana
Pour ceux qui n'ont pas vu le topic, allez le voir
Vous avez compris, ce livre est également sorti en Italie!
- Monsieur Vilak
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Ces livres seront très utiles pour notre FAQ si on fait un chapitre "l'arrivée de Goldorak en Europe", ce qui va surement être le cas.
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Merci Monsieur Huchez...
WIKIRAK
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Merci Monsieur Huchez...
WIKIRAK
- Gurendaizä
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Ah là là je regrette de ne pas avoir appris l'italien....


グレンダイザー
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Go-goldorak a écrit :En France est sorti un livre écrit par BRH en personne intitulé Il était une fois Goldorak
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... f=1&t=3769" onclick="window.open(this.href);return false;
Et bien en Italie est sorti cette année l'ouvrage C'èra una volta Goldrake
Le livre fait quand même 660 pages![]()
http://imagorecensio.blogspot.fr/2017/0 ... .html#more" onclick="window.open(this.href);return false;
Je n'ai pas traduit, mais si vous voulez, utilisez un traducteur en ligne, vous aurez de ce fait une approximation du résuméJe ne l'ai d'aillurs lu qu'en diagonale.
Dans cet article, nous avons une référence à un autre livre français qu'on a évoqué ici.
Il s'agit de celui de cette stupide Liliane Lurçat. D'ailleurs avec Rub on s'était bien foutu de sa gueule à cette nana![]()
Pour ceux qui n'ont pas vu le topic, allez le voir![]()
http://www.goldorakgo.com/forums/viewto ... =17&t=4071" onclick="window.open(this.href);return false;
Vous avez compris, ce livre est également sorti en Italie!http://imagorecensio.blogspot.fr/2015/1 ... -anni.html" onclick="window.open(this.href);return false;
Diantre ! Cette chose fut traduite ! Ils ont du rigoler les Italiens !
Cornofulgure, autolargue et autodafé !!!
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Voici ce que je désespérais de pouvoir faire un jour : la fin de la traduction de l'ouvrage de Marco Pellitteri pour la partie qui concerne directement GOLDORAK.
Ceci grâce au grand "petit" de ce forum, Go-GOLDORAK !!!! C'est lui qui a trouvé comment capter les pages manquantes.
Je maintiens que le monde tournerait mieux avec des parasites comme celui-là (comprenne qui pourra
). Merci à toi encore une fois Hugo/Hufo
Pages 237 à 241 incluse :

Comme vu au chapitre III/2, Nagai récoltait dans les 70’s un vif succès à la fois pour ses mangas et les animés, pas seulement du genre nouveau des robots géants, aussi dans le genre Horreur, notamment avec Devilman, ainsi que dans le registre des superhéros, par exemple avec Cutey Honey, enrichi ici d’une touche d’érotisme.
Néanmoins en 1975 alors qu’un short film rassemblant Great Mazinger et Getter Robo G était en production, TOEI décida de tester une nouvelle série à robot – déjà été commandée à Nagai, qui avait rapidement fourni un premier jet – avec un épisode pilote. Ainsi en 1975, le film « La guerre des soucoupes volantes » (Uchû enban daisensô) vit le jour dans les salles le 26 juillet, au moment de la sortie du film sus mentionné (Colpi, 1993).
Alors que le succès du film principal était mitigé, l’autre (Uchû...) générait beaucoup de curiosité grâce à son design et son intrigue, très proches de ce qui allait être développé pour la série et fit une bonne impression auprès du public. Compte tenu de ceci, Toei et Nagai apportèrent des améliorations et débutèrent la production de la série.
VI.2 La série : une vision du Japon derrière le Fulguropoing
VI.2.1 Données techniques et scénario.
La série comprenait 74 épisodes (ndlr : aucune allusion à 78), programmés de façon hebdomadaire pour environ 3 saisons télévisuelles, de 1975 à 1977. Nagai, créateur de l’intrigue originelle et unique auteur du manga officiel, était une fois de plus assisté de Gusaku Ôta et c’est ensemble qu’ils conçurent un autre manga de Goldorak, pour les enfants. Néanmoins, il y eut bien plus que simplement quelques modifications entre le manga et l’animé. En fait, la série télévisée et le comic étaient assez indépendants l’un de l’autre, même si 2 épisodes du manga dessiné par Ôta furent utilisés pour l’animé.
Les scénarii provenaient de scénaristes travaillant pour Tôei Dôga, notamment Sozô Uehara et Keisuke Fujikawa. L’animation était confiée à Toshio Ketsuta, qui la réalisait avec seulement quelques dessins par seconde et aboutissait à une qualité d’animation relativement pauvre comparée aux standards cinématographiques, mais correcte pour les standards de la télévision de l’époque.
Le « character design » était de Kazuo Komatsubara, d’abord assisté de, puis remplacé par le bien plus raffiné Shingo Araki (à partir de l’épisode 49 inclus). La musique était composée par Shunsuke Kikuchi. La direction d’ensemble était un travail plus collectif : parmi les principaux directeurs d’animation, figurent notamment Tomoharu Katsumata et Masamune Ochiai.
En examinant les aspects narratifs et esthétiques, il est utile de se rappeler ceci qui n’est pas sans intérêt : cette série est considérée comme le dernier chapitre d’une trilogie, nommée MazinSaga, que Nagai a débutée avec sa série Mazinger Z (1972) et a poursuivi avec Great Mazinger (1974). Le personnage de Kôji Kabuto est le dénominateur commun des 3 séries et est, avec Devilman, le héros de série préféré des lecteurs et téléspectateurs des oeuvres de Nagai. Comme vu au chapitre III/2, Kôji est le protagoniste idéal et pilote du robot Mazinger Z. Dans Great Mazinger, bien que le héros "titulaire" soit Tetsuya Tsurugi, pilote du robot, Kôji revient à la fin de la série aux commandes de Mazinger Z pour aider son collègue à vaincre l’ennemi.
La grande popularité de Kôji chez les fans japonais des 70’s avait convaincu Tôei Dôga de le faire revenir dans Great Mazinger et au-delà de ceci, il fut décidé de l’inclure aussi dans la série finale, pour la rendre plus attractive dans la mesure où le robot star n’était plus Mazinger mais un OVNI piloté par un extraterrestre.
L’évolution progressive du rôle de Kôji, de héros à guest star puis à simple assistant, doit être vu comme un compromis entre le désir de Nagai de renouveler son groupe de héros en donnant sans cesse de nouveaux horizons à son travail narratif et le souhait de son principal client du moment, Tôei, d’exploiter au maximum le succès d’un personnage connu et aimé du public.
Malgré cette raison, commerciale si l’on regarde superficiellement les choses, on ne doit pas oublier que Nagai, comme d’autres célèbres auteurs japonais à l'instar de Tomino, a toujours été capable de contourner les contraintes créatives pour proposer de subtiles lectures personnelles des réalités dans lesquelles il baignait et de transmettre certaines de ses visions du Japon. En cela, il est possible d’interpréter les changements de rôle de Kôji comme des allégories du Japon lors de trois périodes distinctes de son histoire, selon un schéma similaire à celui proposé par Jean-Marie Bouissou lorsqu’il évoque le manga Gunnm de Yukito Kishiro (Bouissou, 2006) (…).
Montosi quant à lui (2007) replace Kôji dans une lecture spirituelle de cette évolution.
Une telle attention à ces métaphores fait qu’il est possible de comprendre les messages de la série Goldorak et la façon dont ils ont été captés par le public italien. C’est grâce au savoir issu d’analyses fines des contextes culturels dont sont issus les auteurs – qui s’adressent principalement à leurs concitoyens – qu’il est possible de comprendre, mieux que par le passé (des exemples de compréhension limitée se retrouvent chez Lurçat en 1981, Aumont en 1983, Cofano en 1999), ce que le public italien a réellement reçu de Goldorak ainsi que ses réactions (…).
VI.2.2 Langage filmique et bande son.
Concernant l’aspect visuel, cinématique et diégétique au sens général du terme, les éléments en arrière-plan sont l’usage de la couleur, les techniques de prises de vues et les éléments musicaux.
Les tons chromatiques utilisés dans Goldorak sont peu nombreux comparés aux productions de Disney ou à la plupart des films d’animation japonais plus récents, mais ils sont néanmoins « incisifs ». Pour les téléspectateurs européens de 1978 – ou au moins pour ceux qui possédaient déjà une TV couleur –, les couleurs de cette série, vives par rapport aux dessins animés américains contemporains, ressemblaient à une révolution optique (…) avec leurs contrastes nets. Souvent, ces couleurs avaient pour but de rehausser les caractéristiques comportementales des personnages et de les différencier les uns des autres. Par exemple, les couleurs bleutées et violacées des peaux des aliens, ou des fonds de décor expressionnistes utilisés pour les séquences de combats.
Pour ce qui est des modalités de prises de vues, il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce qui a été dit dans les paragraphes où sont évoquées les techniques cinématographiques utilisées pour les animés (chapitre II). La stratégie ne consiste pas seulement à faire des économies de dessins, comme le montre la pauvreté de l’animation, elle doit aussi susciter des émotions fortes chez le téléspectateur, le faisant participer, capter son attention par des contrepoints visuels et des variations dans la narration et le rythme, des alternances rapides de plans, plus ou moins rapprochés, de scènes de combat très dynamiques (…).
La musique dans l’animé a une fonction première d’accompagnement destinée à accroître la tension émotionnelle. Dans Goldorak comme dans d’autres animés d’aventures, une caractéristique de la musique est sa fonction rituelle : une musique particulière accompagne ainsi la métamorphose d’Actarus en Duke Fleed et son départ pour la bataille avec Goldorak. Une combinaison de sons – choisis à chaque fois par directeur d’animation et musicien – souligne les scènes dans lesquelles le royaume de Véga conspire. Un thème de style country vient couvrir l’arrière-plan des scènes qui se déroulent à la ferme du Bouleau Blanc. Etc.
(…) Des éléments structurels et narratifs de la tradition littéraire japonaise pour enfants se retrouvent dans l’animation. Ceci et les conditions structurelles du marché de l’animé font que même ce qui est apparemment une composante secondaire de l’animé pour enfant a été honoré dans Goldorak grâce à un travail minutieux de composition : depuis le début du genre des robots géants, les sons (tant ceux de l’héroïsme et du triomphe que ceux de la tragédie) se sont référés à une matrice post-romantique et une avant-garde historique. A présent, en termes de musique classique européenne, il est fait référence à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème (…) Pourquoi avoir associé la science-fiction des séries à robots avec une telle matrice ancienne ?
Outre une détérioration physiologique de tonalité, qui secoua profondément les compositeurs européens et les amena à concevoir de nouveaux univers sonores plus « agressifs » et influents, il y eut l’explosion de la Première Guerre mondiale et de tout ce qui l’a suivie jusqu’au milieu des années 30. De nombreux musiciens de ces années-là étaient soient sur le front, soit personnellement touchés par un conflit d’une ampleur nouvelle et qui semblait sans fin. La naissance de ce nouveau type de musique sombre, austère, agressive, était donc due aux expériences endurées par les musiciens comme par toute l’humanité : cette guerre transforma pour toujours le Zeitgeist du 20ème siècle (ndlr : climat intellectuel et culturel d’une époque).
Les auteurs japonais des BGM (background musics) des animés à robots et de science-fiction se sont donc référés à ces types de musiques dramatiques : à quelle période, autre que celle de la 1ère Guerre mondiale, aurait-il été possible de trouver des émotions comparables à celles issues des attaques extraterrestres, avec des répercussions planétaires, de plus rapportées au moyen d’une narration basée sur des épisodes répétitifs qui déstabilise le flux temporel, produisant ainsi le sens d’une tragédie cyclique et continue ?
(A SUIVRE !)
Ceci grâce au grand "petit" de ce forum, Go-GOLDORAK !!!! C'est lui qui a trouvé comment capter les pages manquantes.
Pages 237 à 241 incluse :

Comme vu au chapitre III/2, Nagai récoltait dans les 70’s un vif succès à la fois pour ses mangas et les animés, pas seulement du genre nouveau des robots géants, aussi dans le genre Horreur, notamment avec Devilman, ainsi que dans le registre des superhéros, par exemple avec Cutey Honey, enrichi ici d’une touche d’érotisme.
Néanmoins en 1975 alors qu’un short film rassemblant Great Mazinger et Getter Robo G était en production, TOEI décida de tester une nouvelle série à robot – déjà été commandée à Nagai, qui avait rapidement fourni un premier jet – avec un épisode pilote. Ainsi en 1975, le film « La guerre des soucoupes volantes » (Uchû enban daisensô) vit le jour dans les salles le 26 juillet, au moment de la sortie du film sus mentionné (Colpi, 1993).
Alors que le succès du film principal était mitigé, l’autre (Uchû...) générait beaucoup de curiosité grâce à son design et son intrigue, très proches de ce qui allait être développé pour la série et fit une bonne impression auprès du public. Compte tenu de ceci, Toei et Nagai apportèrent des améliorations et débutèrent la production de la série.
VI.2 La série : une vision du Japon derrière le Fulguropoing
VI.2.1 Données techniques et scénario.
La série comprenait 74 épisodes (ndlr : aucune allusion à 78), programmés de façon hebdomadaire pour environ 3 saisons télévisuelles, de 1975 à 1977. Nagai, créateur de l’intrigue originelle et unique auteur du manga officiel, était une fois de plus assisté de Gusaku Ôta et c’est ensemble qu’ils conçurent un autre manga de Goldorak, pour les enfants. Néanmoins, il y eut bien plus que simplement quelques modifications entre le manga et l’animé. En fait, la série télévisée et le comic étaient assez indépendants l’un de l’autre, même si 2 épisodes du manga dessiné par Ôta furent utilisés pour l’animé.
Les scénarii provenaient de scénaristes travaillant pour Tôei Dôga, notamment Sozô Uehara et Keisuke Fujikawa. L’animation était confiée à Toshio Ketsuta, qui la réalisait avec seulement quelques dessins par seconde et aboutissait à une qualité d’animation relativement pauvre comparée aux standards cinématographiques, mais correcte pour les standards de la télévision de l’époque.
Le « character design » était de Kazuo Komatsubara, d’abord assisté de, puis remplacé par le bien plus raffiné Shingo Araki (à partir de l’épisode 49 inclus). La musique était composée par Shunsuke Kikuchi. La direction d’ensemble était un travail plus collectif : parmi les principaux directeurs d’animation, figurent notamment Tomoharu Katsumata et Masamune Ochiai.
En examinant les aspects narratifs et esthétiques, il est utile de se rappeler ceci qui n’est pas sans intérêt : cette série est considérée comme le dernier chapitre d’une trilogie, nommée MazinSaga, que Nagai a débutée avec sa série Mazinger Z (1972) et a poursuivi avec Great Mazinger (1974). Le personnage de Kôji Kabuto est le dénominateur commun des 3 séries et est, avec Devilman, le héros de série préféré des lecteurs et téléspectateurs des oeuvres de Nagai. Comme vu au chapitre III/2, Kôji est le protagoniste idéal et pilote du robot Mazinger Z. Dans Great Mazinger, bien que le héros "titulaire" soit Tetsuya Tsurugi, pilote du robot, Kôji revient à la fin de la série aux commandes de Mazinger Z pour aider son collègue à vaincre l’ennemi.
La grande popularité de Kôji chez les fans japonais des 70’s avait convaincu Tôei Dôga de le faire revenir dans Great Mazinger et au-delà de ceci, il fut décidé de l’inclure aussi dans la série finale, pour la rendre plus attractive dans la mesure où le robot star n’était plus Mazinger mais un OVNI piloté par un extraterrestre.
L’évolution progressive du rôle de Kôji, de héros à guest star puis à simple assistant, doit être vu comme un compromis entre le désir de Nagai de renouveler son groupe de héros en donnant sans cesse de nouveaux horizons à son travail narratif et le souhait de son principal client du moment, Tôei, d’exploiter au maximum le succès d’un personnage connu et aimé du public.
Malgré cette raison, commerciale si l’on regarde superficiellement les choses, on ne doit pas oublier que Nagai, comme d’autres célèbres auteurs japonais à l'instar de Tomino, a toujours été capable de contourner les contraintes créatives pour proposer de subtiles lectures personnelles des réalités dans lesquelles il baignait et de transmettre certaines de ses visions du Japon. En cela, il est possible d’interpréter les changements de rôle de Kôji comme des allégories du Japon lors de trois périodes distinctes de son histoire, selon un schéma similaire à celui proposé par Jean-Marie Bouissou lorsqu’il évoque le manga Gunnm de Yukito Kishiro (Bouissou, 2006) (…).
Montosi quant à lui (2007) replace Kôji dans une lecture spirituelle de cette évolution.
Une telle attention à ces métaphores fait qu’il est possible de comprendre les messages de la série Goldorak et la façon dont ils ont été captés par le public italien. C’est grâce au savoir issu d’analyses fines des contextes culturels dont sont issus les auteurs – qui s’adressent principalement à leurs concitoyens – qu’il est possible de comprendre, mieux que par le passé (des exemples de compréhension limitée se retrouvent chez Lurçat en 1981, Aumont en 1983, Cofano en 1999), ce que le public italien a réellement reçu de Goldorak ainsi que ses réactions (…).
VI.2.2 Langage filmique et bande son.
Concernant l’aspect visuel, cinématique et diégétique au sens général du terme, les éléments en arrière-plan sont l’usage de la couleur, les techniques de prises de vues et les éléments musicaux.
Les tons chromatiques utilisés dans Goldorak sont peu nombreux comparés aux productions de Disney ou à la plupart des films d’animation japonais plus récents, mais ils sont néanmoins « incisifs ». Pour les téléspectateurs européens de 1978 – ou au moins pour ceux qui possédaient déjà une TV couleur –, les couleurs de cette série, vives par rapport aux dessins animés américains contemporains, ressemblaient à une révolution optique (…) avec leurs contrastes nets. Souvent, ces couleurs avaient pour but de rehausser les caractéristiques comportementales des personnages et de les différencier les uns des autres. Par exemple, les couleurs bleutées et violacées des peaux des aliens, ou des fonds de décor expressionnistes utilisés pour les séquences de combats.
Pour ce qui est des modalités de prises de vues, il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce qui a été dit dans les paragraphes où sont évoquées les techniques cinématographiques utilisées pour les animés (chapitre II). La stratégie ne consiste pas seulement à faire des économies de dessins, comme le montre la pauvreté de l’animation, elle doit aussi susciter des émotions fortes chez le téléspectateur, le faisant participer, capter son attention par des contrepoints visuels et des variations dans la narration et le rythme, des alternances rapides de plans, plus ou moins rapprochés, de scènes de combat très dynamiques (…).
La musique dans l’animé a une fonction première d’accompagnement destinée à accroître la tension émotionnelle. Dans Goldorak comme dans d’autres animés d’aventures, une caractéristique de la musique est sa fonction rituelle : une musique particulière accompagne ainsi la métamorphose d’Actarus en Duke Fleed et son départ pour la bataille avec Goldorak. Une combinaison de sons – choisis à chaque fois par directeur d’animation et musicien – souligne les scènes dans lesquelles le royaume de Véga conspire. Un thème de style country vient couvrir l’arrière-plan des scènes qui se déroulent à la ferme du Bouleau Blanc. Etc.
(…) Des éléments structurels et narratifs de la tradition littéraire japonaise pour enfants se retrouvent dans l’animation. Ceci et les conditions structurelles du marché de l’animé font que même ce qui est apparemment une composante secondaire de l’animé pour enfant a été honoré dans Goldorak grâce à un travail minutieux de composition : depuis le début du genre des robots géants, les sons (tant ceux de l’héroïsme et du triomphe que ceux de la tragédie) se sont référés à une matrice post-romantique et une avant-garde historique. A présent, en termes de musique classique européenne, il est fait référence à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème (…) Pourquoi avoir associé la science-fiction des séries à robots avec une telle matrice ancienne ?
Outre une détérioration physiologique de tonalité, qui secoua profondément les compositeurs européens et les amena à concevoir de nouveaux univers sonores plus « agressifs » et influents, il y eut l’explosion de la Première Guerre mondiale et de tout ce qui l’a suivie jusqu’au milieu des années 30. De nombreux musiciens de ces années-là étaient soient sur le front, soit personnellement touchés par un conflit d’une ampleur nouvelle et qui semblait sans fin. La naissance de ce nouveau type de musique sombre, austère, agressive, était donc due aux expériences endurées par les musiciens comme par toute l’humanité : cette guerre transforma pour toujours le Zeitgeist du 20ème siècle (ndlr : climat intellectuel et culturel d’une époque).
Les auteurs japonais des BGM (background musics) des animés à robots et de science-fiction se sont donc référés à ces types de musiques dramatiques : à quelle période, autre que celle de la 1ère Guerre mondiale, aurait-il été possible de trouver des émotions comparables à celles issues des attaques extraterrestres, avec des répercussions planétaires, de plus rapportées au moyen d’une narration basée sur des épisodes répétitifs qui déstabilise le flux temporel, produisant ainsi le sens d’une tragédie cyclique et continue ?
(A SUIVRE !)
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Perso si je trouve le dessin du visage d'Actarus joliment fait, je n'y retrouve pas du tout ce qui saute aux yeux dans l'animé (et le manga je crois) : l'expression de colère et la maturité (ici on dirait un gosse). Il oriente le lecteur sur la nature douce et romantique d'un personnage qui est d'abord un traumatisé contraint de combattre malgré lui. En revanche j'y retrouve l'expression du Yin que j'aime évoquer. Et vous, vous le trouvez comment ?
Portrait non signé...
Portrait non signé...
- Goldorette
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Pareil... Peut-être un Actarus très jeune, sur Euphor?
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Bonjour Goldorette et hope !!!Biniou a écrit :Perso si je trouve le dessin du visage d'Actarus joliment fait, je n'y retrouve pas du tout ce qui saute aux yeux dans l'animé (et le manga je crois) : l'expression de colère et la maturité (ici on dirait un gosse). Il oriente le lecteur sur la nature douce et romantique d'un personnage qui est d'abord un traumatisé contraint de combattre malgré lui. En revanche j'y retrouve l'expression du Yin que j'aime évoquer. Et vous, vous le trouvez comment ?
Portrait non signé...
Dans cet Actarus, tu devrais le voir grande dessinatrice, transparaît Phénicia, quand bien dessinée par Shingo !
Hugo est digne de son arrière arrière grand père ; Victor, rien n'est hasard !
(En revanche SS...???)
- Monsieur Vilak
- Grand Goldorak

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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Merci Biniou!
Prend Goldorak, parles-en, rassemble les gens qui partagent cette passion et rend la plus vivante.
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Merci Monsieur Huchez...
WIKIRAK
Au final, il y aura encore plus de Goldorak pour toi-même et pour le monde.
Merci Monsieur Huchez...
WIKIRAK
- Gurendaizä
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Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
merci Biniou et Go-goldorak !!!!
Pour le portrait je l'ai déjà vu sur le net...

Pour le portrait je l'ai déjà vu sur le net...
グレンダイザー
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Tu aurais du le poster il est superbe avec son coté Phénicia !Gurendaizä a écrit :merci Biniou et Go-goldorak !!!!![]()
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Pour le portrait je l'ai déjà vu sur le net...![]()
Re: SPECIAL ITALIE, l'autre grand pays de Goldrake !
Page 242
(...)
Pour plusieurs passages dans Goldorak, le compositeur Shunsuke Kikuchi a exploité des structures qui par moment rappellent – encore que cela est fait d’une façon élémentaire – les travaux les plus solennels de Wagner. De ceci l’on peut déduire que l’humeur musicale et les références dans les noms des personnages sont susceptibles de s’être influencés mutuellement (cf paragraphe VI.2.4.3 note 17).
Mais Kikuchi a aussi utilisé les thèmes durs et inquiétants d’airs bien connus comme Night on Bald Mountain (1867) de Mussorgsky, en les mixant avec des sons pop des années 70 et, ce qui surprend, avec des airs et instruments de la tradition japonaise. Le résultat peut encore être apprécié de nos jours.
243 et suivantes (déjà traduites) : La coopération TERRE – EUPHOR, une métaphore de l’axe Japon-USA
Basé sur les observations présumées d’OVNIs, une tendance qui a fait fureur au Japon au début des années 70, Goldorak est un ensemble d’esthétiques du Robot de cette décennie. L’idée d’un auteur local de Toei, d’une soucoupe volante qui transporte un robot géant, est probablement née du mystère des objets volants apparemment courants dans les ciels japonais à cette époque.
Goldorak est en fait composé d’un vaisseau en forme de disque, avec divers ailerons et un moteur arrière lui donnant une structure bilatérale, à l’intérieur duquel est arrimé un robot anthropomorphe. Tous les deux sont armés de façon conséquente. Le robot, durant les phases décisives de combat, sort de sa soucoupe pour combattre au corps à corps, tandis que la soucoupe (spacer, arbitrairement baptisé Atlas en Italie), navigue aux environs avec une fonction support.
L’un des aspects saillants du charme esthétique de Goldorak est sa nature extraterrestre : dans la fiction, il est construit à l’aide d’une technologie extraterrestre, plus avancée que celle des terriens et se trouve être la seule arme capable de repousser les attaques de Véga.
Le pilote de Goldorak peut diriger le robot à partir de 2 cockpits différents, selon qu’il vole ou qu’il combat : dans le 1er cas, Duke Fleed est dans la soucoupe porteuse, dans le cockpit principal ; dans l’autre cas, son fauteuil descend par une trappe, traverse le spacer et vient se loger dans la tête du robot où se trouve le second cockpit, via un corridor et une écoutille situés dans son dos.
Le look du robot est un mélange des thèmes du Oni, ogre japonais, et du Samouraï, représentés par les choix des armes et les cris de Duke Fleed à chaque fois qu’il veut activer l’une de ces armes : le KI, un cri qui libère l’énergie intérieure.
Le Centre du Professeur Procyon est graphiquement primaire comme Goldorak : de toute évidence, ce sont tous des objets conçus pour l’industrie du jouet.
Les éléments visuels les plus intéressants sont les designs des monstres des forces de Véga et l’impression de déjà vu produite par leurs OVNIs. S’ils sont comme Goldorak une réminiscence de l’iconographie du Oni, la structure externe et l’intérieur de la base lunaire semblent rappeler des structures végétales : la tour principale ressemble à une plante à haute tige et les « inflorescences » tout autour tiennent lieu de « fleurs de la mort » : les vaisseaux mère de la flotte, d’après un modèle à peu près similaire au célèbre vaisseau vu dans la Guerre des Mondes et revisité dans Independance Day. Les revêtements des pièces font penser à des éléments de feuille examinés au microscope, et tous les objets, même l’armure des soldats, ressemblent à des gousses, en référence à un type de science-fiction des années 50. C’est en résumé un design destiné à produire un sentiment d’étrangeté auprès du public du fait de ses aspects organiques qui contrastent avec les appareils mécaniques anguleux des terriens.
A SUIVRE : 260 et suivantes.
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Pour plusieurs passages dans Goldorak, le compositeur Shunsuke Kikuchi a exploité des structures qui par moment rappellent – encore que cela est fait d’une façon élémentaire – les travaux les plus solennels de Wagner. De ceci l’on peut déduire que l’humeur musicale et les références dans les noms des personnages sont susceptibles de s’être influencés mutuellement (cf paragraphe VI.2.4.3 note 17).
Mais Kikuchi a aussi utilisé les thèmes durs et inquiétants d’airs bien connus comme Night on Bald Mountain (1867) de Mussorgsky, en les mixant avec des sons pop des années 70 et, ce qui surprend, avec des airs et instruments de la tradition japonaise. Le résultat peut encore être apprécié de nos jours.
243 et suivantes (déjà traduites) : La coopération TERRE – EUPHOR, une métaphore de l’axe Japon-USA
Basé sur les observations présumées d’OVNIs, une tendance qui a fait fureur au Japon au début des années 70, Goldorak est un ensemble d’esthétiques du Robot de cette décennie. L’idée d’un auteur local de Toei, d’une soucoupe volante qui transporte un robot géant, est probablement née du mystère des objets volants apparemment courants dans les ciels japonais à cette époque.
Goldorak est en fait composé d’un vaisseau en forme de disque, avec divers ailerons et un moteur arrière lui donnant une structure bilatérale, à l’intérieur duquel est arrimé un robot anthropomorphe. Tous les deux sont armés de façon conséquente. Le robot, durant les phases décisives de combat, sort de sa soucoupe pour combattre au corps à corps, tandis que la soucoupe (spacer, arbitrairement baptisé Atlas en Italie), navigue aux environs avec une fonction support.
L’un des aspects saillants du charme esthétique de Goldorak est sa nature extraterrestre : dans la fiction, il est construit à l’aide d’une technologie extraterrestre, plus avancée que celle des terriens et se trouve être la seule arme capable de repousser les attaques de Véga.
Le pilote de Goldorak peut diriger le robot à partir de 2 cockpits différents, selon qu’il vole ou qu’il combat : dans le 1er cas, Duke Fleed est dans la soucoupe porteuse, dans le cockpit principal ; dans l’autre cas, son fauteuil descend par une trappe, traverse le spacer et vient se loger dans la tête du robot où se trouve le second cockpit, via un corridor et une écoutille situés dans son dos.
Le look du robot est un mélange des thèmes du Oni, ogre japonais, et du Samouraï, représentés par les choix des armes et les cris de Duke Fleed à chaque fois qu’il veut activer l’une de ces armes : le KI, un cri qui libère l’énergie intérieure.
Le Centre du Professeur Procyon est graphiquement primaire comme Goldorak : de toute évidence, ce sont tous des objets conçus pour l’industrie du jouet.
Les éléments visuels les plus intéressants sont les designs des monstres des forces de Véga et l’impression de déjà vu produite par leurs OVNIs. S’ils sont comme Goldorak une réminiscence de l’iconographie du Oni, la structure externe et l’intérieur de la base lunaire semblent rappeler des structures végétales : la tour principale ressemble à une plante à haute tige et les « inflorescences » tout autour tiennent lieu de « fleurs de la mort » : les vaisseaux mère de la flotte, d’après un modèle à peu près similaire au célèbre vaisseau vu dans la Guerre des Mondes et revisité dans Independance Day. Les revêtements des pièces font penser à des éléments de feuille examinés au microscope, et tous les objets, même l’armure des soldats, ressemblent à des gousses, en référence à un type de science-fiction des années 50. C’est en résumé un design destiné à produire un sentiment d’étrangeté auprès du public du fait de ses aspects organiques qui contrastent avec les appareils mécaniques anguleux des terriens.
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