Il y a 30 ans, Bastia stupéfiait l'Europe du football

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dukefleed
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Il y a 30 ans, Bastia stupéfiait l'Europe du football

Message par dukefleed »

Et oui, à moi de faire mon topo du ballon rond.
Pour nous, insulaires, cet évènement a déchainé les passions. Malheureusement, j'étais très jeune (5 ans), et je n'ai pas de souvenirs de cette époque, mais j'ai lu beaucoup d'articles et écouté des commentaires savoureux.

Le 14 Septembre 1977, le SEC Bastia (aujourd'hui, le "E" a disparu) entamait un incroyable parcours européen dans la coupe UEFA, qui les emmènera jusqu'en finale. Une petite équipe de copains renversait tour à tour les ténors du continent.

D'abord un petit résumé des évènements précédents. Les français ont rêvé en vert avec l'épopée de l'AS Saint-Etienne et ils en redemandent. Après avoir longtemps lutté pour le titre de champion de France, les corses terminent 3emes. Nantes est champion et Lens est 2eme. Bastia inscrit la bagatelle de 82 buts en championnat (meilleure attaque) avec une moyenne de plus de 3 buts par match à domicile. Une pelle de 3-0, 4-0 et autres 5-1. Quelques raclées encaissées sur le continent, cela dit.

Après avoir perdu l'énorme Dragan Dzajic et Jacques Zimako, les supporters sont inquiets mais ils apprennent avec stupeur la venue de Johnny Rep, équipier de Johann Cruijff dans l'équipe des Pays-Bas, et 2 fois vice-chamipon du monde. Quand il a vu le stade, le pauvre Johnny, il s'est demandé où il était tombé. Image

SEC Bastia-Sporting Lisbonne
Le 14 Septembre 1977, donc, les bastiais disputent à Furiani leur premier grand match européen.
L'adversaire est le Sporting Club du Portugal (à l'époque appelé Sporting de Lisbonne).

Les portugais sont habitués à ce genre de compétitions. Ils mènent 1-0 puis 2-1 à l'entrée du dernier 1/4 d'heure. Mais les bastiais l'emportent en fin de match avec un public en délire (3-2).
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Le match retour au Portugal ressemble à un guet-apens. Les lisboètes sont vexés de leur défaite au match aller et sont chauffés à blanc, et le public avec eux. Le bleus tiennent 72 minutes dans un match dur et éprouvant. Mais Lisbonne marque, et à 1-0 et 20 minutes à jouer, ils sont éliminés. Bastia est balloté et perdu...croit-on. Alors qu'il reste seulement 4 minutes de jeu, ils trouvent le moyen de marquer deux fois !
Tout le monde hallucine, les quelques supporters corses y compris.

C'est le début d'une grande aventure. Rendez-vous en Octobre pour la suite.
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14-09-1977 à Bastia :
BASTIA - SPORTING LISBONNE : 3-2 (mi-temps 0-1) 6 000 Spect.
Buts pour BASTIA : FELIX (52e, 76e et 84e) ;
pour LISBONNE : JORDAO (40e sur pen.) et FRAGUITO (58e).

29-09-77 à Lisbonne :
SPORTING LISBONNE - BASTIA : 1-2 (mi-temps 0-0) 60 000 Spect.
Buts pour BASTIA: REP (86e), FELIX (88e) ;
Pour LISBONNE: FERNANDES (72e).



Bastia-Newcastle United

En ce 19 Octobre, Newcastle se déplace à Bastia pour les 1/16 de finale aller.
Les bastiais ont encore plus de mal à rentrer dans le match que contre Lisbonne. Les anglais tirent les premiers et mènent 1-0 après 8 petites minutes de jeu devant une défense faiblarde.
Les bleus se remettent peu à peu dans le bain, et l'égalisation intervient au retour des vestiaires sur un but un peu bizarre du regretté Claude Papi. Au cours de cette 2eme période, Jean-Marie De Zerbi, alors lycéen de 17 ans a fait vivre un enfer aux anglais sur leur flanc droit. Et à la 89e minute, le n°10 bastiais signait le doublé et la victoire bastiaise sur un exploit personnel. Les corses aiment décidément les fins de match.
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le 19-10-77 à Bastia :
BASTIA - NEWCASTLE : 2-1 (mi-temps 0-1) 8 403 Spect.
Buts pour BASTIA: PAPI (51e et 89e) ;
Pour NEWCASTLE: CANNEL (8e).


Les corses sont privés de nombreux titulaires pour le match retour et entament la partie avec une "3eme division améliorée".
Quand De Zerbi ouvre le score dès la 3e minute, l'enthousiasme anglais est douché. Et quand Rep double la mise sept minutes plus tard, la douche devient écossaise pour Saint-James Park.
A 2-0, les bastiais peuvent voir venir et gèrent proprement leur match, malgré la poussée des "Magpies". Un but de Gowling avant la pause leur donne un peu d'espoir, mais il leur faut encore marquer 3 fois. Les insulaires reviennent des vestiaires avec le même état d'esprit, et les anglais ne passent pas. Ils concèdent même un troisième but, superbe, sur une frappe aux 20 mètres de Rep. Bastia devient la première équipe française à gagner en Angleterre.
4 matches: 4 victoires ! On commence à se dire qu'il ne peut pas arriver grand chose à cette équipe qui dépassé les espérances de ses supporters...jusqu'au tirage au sort du prochain tour. Ce qu'allait réussir le SECB en Décembre dépasse l'entendement.

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Le 2-11-77 à Newcastle :
NEWCASTLE - BASTIA : 1-3 (mi-temps 1-2) 34 580 Spect.
Buts pour BASTIA: de ZERBI (3e), REP (10e et 67e) ;
Pour NEWCASTLE: GOWLING 36e


Bastia-Torino

Pour les huitièmes de finale, les corses doivent affronter le Torino. Pour vous situer le contexte, les piémontais luttent avec la Juventus pour le titre national et sont invaincus chez eux en compétition européenne depuis 1974 ! L'effectif compte 7 joueurs de l'équipe nationale italienne, dont le buteur Francesco Graziani. Et le match aller, pour changer, se déroule à Furiani.
Le stade est en fusion pour ce grand rendez-vous, et les supporters turinois sont accueillis dans leur tribune par des jets de pâtes !!! Image
Les bleus tiennent la dragée haute à leurs prestigieux adversaires, mais une fois encore, ils sont menés au score à la 23eme minute, sur un but superbe de Pulici, qui se lève le ballon et l'expédie acrobatiquement dans les filets bastiais. Mais les corses réagissent bien et égalisent par Papi, qui perfore la défense et devance le gardien Castellini.
Après la mi-temps, les corses continuent de plus belle, mais les transalpins restent dangereux sur des actions de Pecci et Pulici.
A l'heure de jeu, Rep trouve à son tour l'ouverture sur un centre de Papi et une déviation de Félix. Malgré une belle occasion obtenue par Papi en fin de match, le score en reste là. 2-1, c'est une bonne performance face à une telle équipe, mais avec un retour en Italie, difficile de s'en contenter. Quoi qu'il en soit, Bastia aura définitivement réussi sa campagne européenne. Rendez-vous au Stadio Communale.

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le 23-11-77 à Bastia :
BASTIA - TORINO : 2-1 (mi-temps 1-1) 9 743 Spect.
Buts pour BASTIA : PAPI (37e), REP (62e) ;
Pour TORINO : PULICI (23e).


La deuxième manche à Turin prend des allures de périple. Les supporters corses débarquent en force: ils sont 15.000 ! Oui, 15.000 dans la neige et le froid, pour porter leur équipe face aux 55.000 tifosi qui attendent logiquement la qualification des leurs.
Et elle semble bien se profiler dès l'entame de la rencontre, cette qualification, car les italiens dominent et la défense bastiaise fait le dos rond. Mais ce sont eux qui vont déclencher un gros coup de tonnerre. A la 20eme minute, De Zerbi intercepte dans son camp un ballon le long de la ligne de touche et amorce un contre meurtrier. Passe pour Papi qui lance Lacuesta plein axe, lequel crochète deux turinois et décale Rep coté droit. Le néerlandais rentre dans la surface et redonne en retrait pour Lacuesta qui, dos au but, lève le ballon aux 20 mètres. Larios, lancé à toute allure, balance une volée limpide plein cadre. Un but d'anthologie !
Le temps de se remettre, et les locaux égalisent par Graziani sur une touche jouée rapidement et un rebond malheureux sur le talon d'Orlanducci en pleine surface. Les bastiais tiennent jusqu'à la pause, parfois vaillament, parfois avec un peu de chance. Dès la reprise, les turinois repartent de plus belle, et obtiennent très vite leur 2eme but. Cette fois, le Sporting semble bien mal engagé. Et pourtant...
4 minutes plus tard, Cazes s'infiltre dans la surface, et profite du téléscopage du gardien avec son défenseur pour centrer pour Krimau qui marque tranquillement. Les italiens sont cette fois bien sonnés, mais continuent de harceler les bastiais, y compris par quelques coups défendus. Mais Johnny Rep est un vieux baroudeur et envoie un solide coup de coude sur la face de Mozzini, évacué sur une civière. Le hollandais continuera le match Image
Sur un nouveau contre, Krimau part de son camp, et seul face à Terraneo, qui a remplacé Castellini, il marque le but de la victoire.
Bastia qui gagne à Turin, on aura décidément tout vu ! Et bien non, le prochain épisode sera aussi bien croustillant. Après les portugais, les anglais et les italiens, ce sont les est-allemands du Carl Zeiss Iena qui vont se frotter aux lions bleus. Les pauvres, si ils savaient...Image

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15.000 corses à Turin !

06-12-77 à Turin :
TORINO - BASTIA : 2-3 (mi-temps 1-1) 70 000 Spect.
Buts pour BASTIA : LARIOS (20e), KRIMAU (51e et 65e) ;
Pour TORINO :GRAZIANI (23e et 47e).



3 mois plus tard. Des trombes d'eau tombent sur la Corse. Mais un autre déluge va s'abattre en ce soir de Mars 1978 sur la pelouse de Furiani. Le nom de Carl Zeiss Iena est inconnu pour les mordus de foot aujourd'hui. Mais à cette époque, ce club tient le haut du pavé en R.D.A.. Certains de ses joueurs font partie de la sélection, victorieuse du fameux match contre leurs frères ennemis de l'ouest lors du mondial 1974, et championne olympique aux jeux de Montréal en 1976. Si les bastiais l'emportent encore, ils égaleront le nombre de victoires européennes consécutives de la Juventus Turin et du Dynamo Kiev, le record appartenant à Moenchenglabach (9 victoires de suite). Une bagatelle, me direz-vous, de petits clubs de province Image
Le club corse vient quant à lui d'engager le gardien de but de Rennes Pierrick Hiard.

Bastia-Iena
L'ambiance est à la folie pure depuis la victoire de Turin, et elle n'allait plus retomber jusqu'à la fin de la partie.
Les bastiais attaquent pied au plancher. Une mine de Larios (4eme), un obus de Papi (42eme) et un missile de Mariot (57eme), et ça fait du 3-0 avant la dernière demi-heure. Le plus dur reste à venir pour les allemands, dont la défense prend l'eau de toutes parts. Le bastiais Félix et l'allemand Raab signent chacun un doublé de la tête, portant ainsi le score à 5 à 2. Il leur restent encore 10 bonnes minutes de calvaire quand Cazes, en bon défenseur, frappe comme un sourd et inscrit le sixième but (un véritable dégagement à 7 mètres des buts adverses qui rebondit trois fois sous la transversale !). Et sur un dernier assaut, l'ancien Franceschetti marque une dernière fois au milieu d'une défense massée devant ses buts. 7-2 ! Ce n'est plus un score, mais une déculottée, une raclée, une déroute. Une branlée, quoi ! Image
La fête est finie, les gars, merci d'être venus. On va vous aider pour vos valises :D

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le 01-03-78 à Bastia :
BASTIA - CARL ZEISS IENA : 7-2 (mi-temps 2-0) 12 000 spect.
Buts pour BASTIA : LARIOS (4e), PAPI (42e), MARIOT (57e), FELIX (70e et 78e), CAZES (81e), FRANCESCHETTI (87)e.
Pour IENA : RABB (61e et 73e).


Au match retour, les allemands, surement un peu vexés, l'emporteront 4 buts à 2, avec notemment une très belle réalisation de Lindemann. Mais les bastiais, qui commencent à souffrir de l'accumulation des matches, se préservent visiblement pour le championnat et sont encore en course en coupe de France (Ils gagneront 3-0 à Strasbourg sous les acclamations).

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le 15-03-78 à Iena :
C.Z. IENA - BASTIA : 4-2 (mi-temps 2-1) 15 000 Spect.
Buts pour BASTIA : (PAPI 26e), KRIMAU (64e) ;
Pour IENA : RABB (20e), (LINDEMANN 33e), (VOGEL 52e), TOPFFER (68e sur pen.)



En 1/2 finale ! Rien que de le dire, ça parait dingue ! Et pourtant, c'est bien la performance que vient d'accomplire le SEC Bastia, capable, certes de battre n'importe quelle équipe française dans un bon jour, mais de là à faire un tel parcours en Europe, et en bouleversant parfois toute logique, peu de monde l'aurait prédit. Et tous les corses, devenus portés par le football français qui voit en eux ses derniers espoirs européens de la saison, commencent à se demander si...
Pour ce nouveau rendez-vous, les bastiais doivent affronter les Grasshoppers de Zurich, futurs champions de Suisse. Et l'on pense volontiers que ce tirage joue en leur faveur quand on voit que l'autre demi-finale oppose le FC Barcelone au PSV Eindhoven. De plus, le match retour ayant pour une fois lieu à Furiani, on se dit que l'histoire est bel et bien en train de s'écrire.

Grasshoppers Zurich-Bastia
10.000 supporters de bleu vétus débarquent fin Mars en Suisse. Les helvétiques ont eux aussi surpris pas mal de monde en arrivant à ce niveau. Ce sont les bastiais qui ouvrent le score à la 18eme par Krimeau, auteur d'une percée plein champ et d'un tir au ras du sol. Les "sauterelles" égalisent sur une chevauchée de Hermann puis prennent l'avantage sur un pénalty bêtement concédé et transformé par Ponté (futur bastiais). Mais juste avant la pause, un nouveau penalty réussi par Papi permet au Sporting de recoller.
La deuxième période voit les bleus subir la forte pression zurichoise. Ils cèdent sur un corner repris par Montandon. Après avoir manqué de peu l'égalisation par Cazes, ils doivent s'avouer vaincus (3-2). Lors de la revanche à Furiani, un 1-0 ou un 2-1 leur suffira. Rendez-vous est pris.

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le 29-03-78 à Zurich :
GRASSHOPERS ZURICH - BASTIA : 3-2 (mi-temps 2-2) 30 000 spect.
Buts pour BASTIA : KRIMAU (18e), PAPI (36e s.pen) ;
Pour ZURICH : HERMANN (21e), PONTE (30e s.pen), MONTONDON (54e).


Mercredi 12 Avril 1978. Bastia et la Corse ont rendez-vous avec l'histoire. Dès le début de l'après-midi, le volcan de Furiani gronde fort sous l'orage, et les suisses devinent bien à leur arrivée que leur soirée sera mouvementée. Reste à savoir comment elle finira.
L'ambiance monte d'un cran à l'entrée des équipes, la fête peut commencer.
Deux tirs lointains de Lacuesta en début de match font frissoner l'arène mais Berbig détourne avec brio le premier et couvre des yeux le second. Le gardien de la sélection suisse évite encore le pire aux siens en sortant devant Krimeau. Les bastiais, malgré leur manque de réussite, poussent toujours. Un tir croisé de Mariot frôle le montant droit d'un Berbig qui était cette fois probablement battu. 0-0 à la pause, tout reste à faire.
Après la reprise, les Grasshoppers se montrent dangereux par Hermann et Elsener en contre mais Hiard veille. Les bastiais éreintés commencent peut-être à douter quand un tir de Cazes manque le cadre, d'autant que les défenseurs suisses commencent à prendre le dessus. Et franchement, l'inquiétude s'infiltre dans les tribunes de Furiani. A la 68eme minute, sur un ballon d'Orlanducci renvoyé par la défense, Papi allume un pétard qui part s'engouffrer dans les buts de Berbig, cette fois bel et bien vaincu. L'éruption de Furiani est déclenchée, et plus rien ne l'arrêtera. La défense du Sporting et son gardien sont héroïques tellement les supporters les portent en cette fin de match. Au coup de sifflet final, après de multiples souffrances, une énorme clameur secoue Furiani. Joueurs et supporters se donnent l'accolade, c'est vraiment de la folie pure. Les coups de feu et les klaksons résonnent dans les rues, c'est la grosse fiesta. Suivront pendant deux semaines des défilés dans la ville.

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Le 12-04-78 à Bastia :
BASTIA - GRASSHOPERS ZURICH 1-0 (mi-temps 0-0) 13 000 spect.
But pour BASTIA : PAPI (68e).



SEC Bastia - PSV Eindhoven
En cette fin Avril, Bastia et toute l'île sont evidemment en ebullition. Seul problème: Il pleut beaucoup depuis plusieurs jours, et en ce jour de finale, ça ne semble pas devoir s'améliorer. Le public présent au stade depuis le début de l'après-midi assistent à un spéctacle bien insolite qui ne se produirait surement plus aujourd'hui. La pelouse de Furiani a des allures de marécage, avec d'énormes flaques d'eau et de boue surtout sur la partie "Est" du terrain, devant la "tribune des fous". Malgré tous les efforts pour le rendre praticable, le terrain reste gorgé d'eau. (v. photos). A leur visite sur le terrain, les arbitres constatent même qu'à certains endroits, le ballon ne rebondit même pas. Après maintes discussions, ils prennent finalement leur décison: Le match aura lieu !Image

Comment aborder une finale dans de telles conditions, surtout face à un adversaire d'une telle qualité ? Durant une bonne demi-heure, les bastiais multiplient les offensives, mais les tours de défense du PSV et surtout l'immense gardien Van Beveren sont intraitables. La pause intervient sur le score de 0-0.
En 2eme mi-temps, c'est dans un véritable boubier que les bleus doivent attaquer. Le ballon n'avance plus, l'eau gicle de toute part, les maillots sont maculés de boue. Et l'arbitre Mr. Maksimovic qui laisse toujours la partie se dérouler ! Les neerlandais se montrent dangereux à plusieurs reprises mais Hiard sauve les siens à deux reprises sur des frappes de W. Van De Kerkhof. Finalement, la partie s'achève sur un score vierge. Tout se jouera au Stade Phillips d'Eindhoven le 9 Mai.

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Bastia:
Hiard, Burkhard, Guesdon, Orlanducci, Cazes, Papi, Lacuesta (Félix 55), Larios, Rep, Krimau, Mariot. Coach: Cahuzac.

PSV Eindhoven:
Van Beveren, Van Kraay, Krijgh, Stevens, Brandts, Poortvliet, Van der Kuylen, W. Van de Kerkhof, Deyckers, R. Van de Kerkhof, Lubse. Coach: Rijvers.


Autant le dire tout de suite, les bastiais ne gagneront pas cette coupe. Sur une pelouse cette fois impeccable, les néerlandais se balladent et mène 1-0 après 24 minutes. Le sporting ne peut rien faire, d'autant que ses joueurs sont sont au bout du rouleau (5eme en championnat, 1/4 de finaliste en coupe de France et finalistes de l'UEFA, la saison a été longue et éprouvante, tandis que les bataves sont champions dans leur pays depuis près d'un mois. Le PSV inscrit deux nouveaux buts en 2eme période et l'emporte 3-0. Certes battus, les bastiais auront fait rêver toute une population pendant des mois et auront honoré le football français. Ce ne sont pas les joueurs hollandais qui diront le contraire en soulevant la coupe UEFA après avoir enfilé le maillot bleu à la tête de maure. L'aventure est finie, mais le rêve sera toujours là. Ce regret du match aller sur un terrain pourri nous est resté depuis en travers de la gorge, mais c'est ainsi.

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Un bout d'article de "Onze" sur le match retour à Eindhoven.
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Plus près de nous, voici d'autres joueurs qui ont fait parler d'eux.

Le très grand [g]Lubomir Moravcik[/g] (1996 à 1998), était reconnu comme le meilleur joueur de son pays, la Slovaquie. Deux pieds magiques et un tempérament de feu.
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Le polonais [g]Piotr Swierczewski[/g] (1995 à 2001), ancien international lui aussi. Je l'appelais "le poulpe". Impossible de lui prendre le ballon des pieds, à moi de porter une armure ! Image
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[g]Anto Drobnjak[/g], l'attaquant monténégrin toujours classé les meilleurs buteurs du chalmpionnat. Quand il mettait des coups de boule, ça faisait mal !
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[g]Eric Durand[/g] (1997 à 2001), qui réalisait de grandes prouesses dans les buts. Lors de certaines parties, il écoeurait vraiment les attaquants adverses, notemment lors d'un match de coupe mémorable à Lyon en 2000 (photo).
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Un autre gardien, [g]Pascal Olmeta[/g] (1982 à 1984). On ne le présente plus.
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Le ghanéen [g]Mickaël Essien[/g] (2000 à 2003). Ceux qui suivent le football actuellement peuvent témoigner que c'est un joueur de très haut niveau. Finaliste de la ligue des champions cette année contre le Manchester de Cristiano Ronaldo.
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Je terminerai par [g]Pierre-Yves André[/g] (1997 à 2008). Ancien joueur de Rennes (Sélène et DD se souviennent peut-être de lui). Pour moi, c'est aujourd'hui le dernier joueur EXEMPLAIRE du club. Une bonne mentalité, un amour indéniable pour le maillot (alors qu'il est breton) et une forte présence sur le terrain. Il est le cadre et le porte-parole de l'équipe actuelle. La descente en Ligue 2 lui a fait beaucoup de mal. Il est pourtant resté alors que beaucoup seraient partis pour jouer en Ligue 1.
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Parmi d'autres, je pourrais citer Cyril Rool, Pierre Bianconi, Tony Vairelles, Bruno Valencony, Florian Maurice, Lilian Laslandes, ou Christian Karembeu.
Modifié en dernier par dukefleed le sam. avr. 18, 2009 01:47 am, modifié 3 fois.
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Faut-il donc que nous soyons devenus si monstrueux que nous ayons perdu toute notion d'amour ?
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Message par kimi_mp4-18 »

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Message par dukefleed »

Non, mais c'est le job que j'aurais voulu faire quand j'étais plus jeune. Je me dis d'ailleurs même maintenant que j'ai peut-être raté ma vocation. :D
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Faut-il donc que nous soyons devenus si monstrueux que nous ayons perdu toute notion d'amour ?
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dukefleed
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Re: Il y a 30 ans, Bastia stupéfiait l'Europe du football

Message par dukefleed »

[g]La vidéo de cette épopée fabuleuse.[/g]
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... stia_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

[g]Extraits de Bastia-Torino en direct (1/8 de finale aller)[/g]
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... rino_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

http://www.dailymotion.com/relevance/se ... x37qdc_rep" onclick="window.open(this.href);return false;

http://www.dailymotion.com/relevance/se ... urin_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

[g]Extraits de Bastia-Iena en direct (1/4 de finale aller)[/g]
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... fa-1_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

http://www.dailymotion.com/relevance/se ... papi_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

http://www.dailymotion.com/relevance/se ... riot_sport" onclick="window.open(this.href);return false;

[g]Extraits de Bastia-Zurich en direct (1/2 finale retour) [/g]
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... uefa_sport" onclick="window.open(this.href);return false;
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Faut-il donc que nous soyons devenus si monstrueux que nous ayons perdu toute notion d'amour ?
Actarus2A
Banta
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Re: Il y a 30 ans, Bastia stupéfiait l'Europe du football

Message par Actarus2A »

Rhoooooo, merci de nous faire revivre cette époque fabuleuse... quand j'étais à l'école primaire j'allais à l'école avec la tenue de Bastia 78
Et j'ai subtilisé toutes les coupures de presse de l'époque dans l'armoire familiale :mrgreen:
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