Si réellement vous voulez faire passer un message à Go Nagai, je crois qu'il vaux mieux ne pas trop l'orienter sur ce terrain-là.Biniou a écrit :Il ne peut pas nier la créativité puisqu'il la constate en permanence sur le net et on insiste sur l'idée de "faire se rencontrer les fans et les auteurs" pour quelque chose de valable. Et on lui donne les liens de nos préquelles en invitant les italiens à faire pareil ?!
D'une part, pour une raison de diplomatie : mettre en avant les fan-fics qui s'écrivent sur Goldorak équivaudrait à lui dire: «Étant donné que ce que toi tu fais, c'est de la merde, on a des tas de scénarii valables à te proposer et dont tu pourrais t'inspirer». Même si c'est parfois vrai qu'il peut lui arriver de faire de la merde (et Grendizer Giga en est un superbe exemple) je doute qu'il apprécie ce genre de raisonnement. Comme tout auteur, le sieur Nagai doit avoir son petit orgueil professionnel et ne pas aimer qu'on lui force la main, ce qui d'ailleurs est assez légitime.
D'autre part, pour une raison de précaution souvent évoquée par divers écrivains. Par exemple, Frédéric Dard disait souvent: «arrêtez de m'envoyer des suggestions pour mes futurs romans; elles sont souvent excellentes, mais je ne les utiliserai pas. Je n'ai pas envie qu'on puisse ensuite dire de moi: "l'enflure, il m'a piqué mon idée!"». Idem pour Sacha Guitry qui recevait très régulièrement par la poste des manuscrits de jeunes écrivains désireux d'avoir l'avis du Maître et qui les renvoyait systématiquement à leurs auteurs sans même avoir ouvert l'enveloppe, en leur expliquant gentiment que s'il refusait de lire leur pièce, ce n'était pas par mépris, mais par crainte de ne plus pouvoir utiliser certains thèmes ou personnages dans ses propres pièces futures sans risquer d'être accusé de plagiat.
Donc, plutôt, avec d'infinies précautions oratoires, lui faire subtilement comprendre que «vous seriez comblés de pouvoir, par l'effet de sa bienveillance, retrouver dans une production nouvelle que seul son talent peut engendrer, l'esprit et la facture du feuilleton qui a enchanté votre jeunesse et qui continue à irradier dans votre souvenir etc. etc. etc.» Bonne chance!





