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Re: Ma nouvelle oeuvre : Contes en Absurdie !

Posté : lun. févr. 09, 2026 18:57 pm
par Judex
Épilogue




Deux mois plus tard, ce fut le mariage en grandes pompes avec présence de célébrités et de présidents ! Ceux qui ne pouvaient venir se joignirent à eux via hologrammes ou visioconférences. De nos jours, il n’est plus besoin d’être physiquement présent. Au mariage, on mena la vieille tordue ! On lui avait donné du 38 en taule alors qu'elle faisait du 40 ! C’était une torture permanente ! Elle exigea des souliers à sa taille ! On lui donna des souliers chauffants car c’était l’hiver ! Et ces souliers étaient le summum : ils étaient connectés.
Présente, Thérèse Bart avait amené Hamfoot Ball (devenu son mari depuis l’affaire Barbe Bleue de notre premier conte), Poucet et Léonie ainsi que Mystery Incorporated avec elle. Sans compter les invités de ces derniers. Fagin Logres, relâché pour bonne conduite, était devenu l’ami de Poucet : être beau-père de ceux dont il voulait se servir autrefois ne lui déplaisait plus : ils avaient son argent et, contrairement à lui, les affaires de Poucet grimpaient plus vite que lorsqu’il s’en occupait ! Pourtant, le gosse était dépensier ! Mais il savait s’entourer et ses affaires étaient légales, contrairement aux siennes. Fagin Logres était devenu restaurateur, et un bon ! Il était devenu multimilliardaire et recevait du beau monde.
Mystery Incorporated revenait de Russie avec Maurice Leloup qui les avait aidés à sauver une petite fille de la méchante cannibale Baba Yaga. Leloup, ami d'Ivan Tsarévitch et de l’oiseau de feu qu’il l’avait aidé à se procurer, fut enchanté de retrouver son amie Blanche-Neige : il lui avait acheté un gigantesque gâteau aux pruneaux. Elle l’embrassa comme une sœur avec son frère. Leloup rougit. Il avait fait amende honorable et n’avait plus tué personne. La malédiction de Claude Leloup, son frère, avait enfin quitté la famille.
Anne Red, portant toujours ses lentilles de contact, dut empêcher Scooby-Doo de dévorer le gâteau de mariage. Le chien avait souffert d’un manque de drogue, sa noix de coco, mais était désintoxiqué. Il avait aussi souffert d’un manque de mille-feuilles vu que la monnaie était maintenant entièrement dématérialisée. Cependant, il avait une addiction pour les cartes bancaires et il fallut toute la force d'Anne, Norville, Hansel et Gretel pour l’empêcher de dévorer les cartes des invités. Anne était venue avec Mémé Gertrude qui s’amusa comme une folle, ayant retrouvé ses jambes de 20 ans ! Bill Sykes, le mari de Fagin, lui aussi relâché pour bonne conduite, se saoulait, comme d’habitude, avec le punch des invités.
Clarissa, bloquée sous son apparence de vieille édentée, les regardait froidement et méchamment. Encadrée par deux policiers, elle finissait de s’attacher les chaussures chauffantes connectées. On les lui mit en marche : il y avait un mouchard dedans qui servait de bracelet électronique. Soudain, elle trouva que la chaleur à ses pieds était étouffante : elle suait ! Ça puait des panards et elle s'enlaidissait par une moue de déplaisir !
Une voix se fit entendre et un perroquet rouge en 3D que nous connaissons bien apparut :
— Salut, vieille peau ! Tu te souviens de ton vieux pote Iago, Mémé la truie ?
— Sale traître ! Mouchard ! Salopard !
— Ouais, tu te souviens de moi ! Tu vois, j’aide un pote en Arabie à se trouver une lampe dans une grotte ! Il s’appelle Al Addin ! Mais comme je suis connecté partout et que quelqu’un a pris un selfie de toi en train de mettre ces godasses connectées, je me suis souvenu de toi...
— Qui ? Qui a pris un selfie de moi ? Qui a osé ?
— Psst ! Hé, vieille pouffiasse, regarde à ta droite, la coupable te salue avec joie !
Clarissa se retourna et vit Blanche-Neige avec un smartphone :
— J’ai un smartphone pour la première fois de ma vie ! J’ai pris une photo et l’ai postée ! Je suis avec une gentille vieille dame !
— Oh, putain ! Non, mais quelle conne ! Quelle conne ! C’est pire que le film avec Jacques Villeret ! hurla Clarissa.
— Tu l’as dit, bouffi ! Et Jafar a aussi une chose à te dire avec moi !
— Ô Clarissa, très chère, fit la voix de celui qui était autrefois lié avec Iago au miroir connecté, aimez-vous danser ?
— Non ! Je hais la danse !
— Ben, Jafar et moi, on s’est dit qu’on devait t’apprendre à danser, Mémé ! Tu verras, c’est génial ! Tu ne pourras plus t’arrêter tellement c’est bien !
Elle lutta mais les IA qu’elle avait autrefois créées et qui s’étaient à présent révoltées contre elle avaient pris le contrôle des chaussures connectées : ils montèrent le chauffage intérieur jusqu’à « brûlures graves envisageables » et firent danser, danser, danser la pauvre Clarissa sous sa forme de vieille édentée, jusqu'à ce qu'elle en mourût d’épuisement !
Blanche-Neige épousa André Leprince. Les Lenain furent ses plus proches amis et les diamantaires attitrés de la famille. Leprince continua de vendre des armes. Fagin devint son cuisinier personnel et déménagea dans le gratte-ciel des éditions du Renard du Masque avec son mari, Bill Sykes. Thérèse Bart, Poucet, Anne, Hansel, Gretel et Norville s’associèrent avec Leprince et Blanche-Neige.
Les méchants des futurs contes cruels en Absurdie pouvaient trembler : une équipe de chasseurs de profiteurs, de monstres et de meurtriers s’était formée. Plus redoutable qu’avant, cette mécanique huilée se servit d’Internet. En fait, on privilégia tellement Internet et l’intelligence artificielle que tout disparut physiquement pour être dématérialisé. On laissa des IA enseigner, écrire, penser pour nous ! Les hackers remplacèrent les gangsters : il suffisait de détourner des algorithmes pour détourner des biftons. On installa des caméras dans toutes les maisons et les moindres pièces, même les chiottes, pour éteindre toute criminalité. On interdit tout objet culturel physique à tel point qu’on brûla par le feu tous les DVD, livres, CD et autres joyeusetés.
Un jour, l’impensable se produisit. En 2060, une bombe atomique lancée par inadvertance, due à une IA devenue folle suite à un court-circuit dans un PC provoqué par la chute du miel d’un donut…
— C’est pas ma faute ! C’est mon premier jour ! It’s my first day !
Oui, Homer, je sais ! Ce n’est jamais votre faute ! C’est toujours une gaffe du destin ! ...provoqua la Troisième Guerre mondiale. Enfin presque… Internet disparut totalement sous un hiver nucléaire. Les survivants, malgré les radiations et leurs mutations génétiques pour survivre, tentèrent de retrouver des bribes de civilisation. Il n’y en avait plus ! On avait tout brûlé, même les statues et les tableaux, pour faire de la place en les photographiant et en les numérisant ! On avait tout perdu ! La culture était morte et Big Brother avec !
Quant à Blanche-Neige, elle mit au monde des êtres de légende : Un-Œil, Deux-Yeux et Trois-Yeux ! Tout cela à cause des radiations nucléaires… Elle rencontra aussi sa sœur, Rose-Rouge, volée à la naissance ! On raconte aussi qu’un homme solitaire, voulant quitter cette planète d’abrutis avec son ami, partit dans l’espace avec un vaisseau et quelques irréductibles. Le capitaine Harlock et son vaisseau spatial, l’Arcadia, naquirent. Les Gamilas et les Mazones, des races extraterrestres, décidèrent de terraformer la planète pour y vivre et se débarrasser des ineptes qui l'ont polluée par fainéantise culturelle et appât du gain, mais trouvèrent Harlock sur leur chemin !
Mais cela, ce sera pour une autre fois, car l’émission est finie !

Re: Ma nouvelle oeuvre : Contes en Absurdie !

Posté : lun. févr. 09, 2026 18:57 pm
par Judex
Final : Ratage complet ?




Charles Perdgros : Voilà ! Moi, Charles Perdgros, j’ai fini de vous présenter ces fabuleux contes modernes. Qu’en pensez-vous, Pierre Jeanaimarre ?
Pierre Jeanaimarre : Que j’en ai rien à foutre et que j’en ai marre ! On vire en 2040, en 2060 ! Vous mélangez les carottes et les navets et vous vous faites devin… Non, je pensais voir des affaires style Pierre Bellemare, moi !
Un spectateur (dans la salle) : Ouaah ! C’est quoi toutes ces références à la pop culture et aux vieux livres ? C'est n'importe quoi ! Et le délire final sur l’IA, les mangas japonais ! Lupin III avec Zenigata, policiers-médecins ? Détective Conan, restaurateur ?
Pierre Jeanaimarre : Même à des trucs inconnus ! Des japoniseries ! Du grand n’importe quoi ! Remboursez !
Charles Perdgros : Messieurs-dames, c’était pourtant convaincant ! J’ai seulement retiré le vernis des contes pour montrer que, même aujourd’hui, ce type de récit n’est pas fait pour les enfants. Ces références existent pour approfondir les personnages !
Spectateur 2 : Et mon cul, c'est du poulet ?
Pierre Jeanaimarre : J’avais dit que c’était idiot ! Bon, finalement… j’ai trouvé l’idée très bonne pour le Petit Chaperon rouge…
Charles Perdgros : Pierre… J'en ai marre que vous m’interrompiez !
Pierre Jeanaimarre : Certains n’ont pas que des tomates dans les mains ! Fuyez !
(Le public en arrière-plan hurle et commence à escalader la scène.)
Le Public : Salauds ! Ils ont terni les beaux contes de notre enfance ! On veut de vrais contes ! On veut du vrai thriller et du vrai polar ! On veut du lisible et du politiquement correct ! Pas des trucs incompréhensibles comme les apostrophes de Bernard Pivot ! Respectez les codes, enfoirés ! Il n’y a qu’une seule manière d’écrire !
Pierre Jeanaimarre : Putain d’émission de merde ! Charles Perrault de mon cul ! Anders Scène, Afanassiette, Grime, Perdgros… vous êtes tous des…
Charles Perdgros : Un peu de politesse, Pierre !
Le Public : Tuons ces enfoirés ! Cassons tout !
Pierre Jeanaimarre : Sauvons-nous, Charles ! J’en ai marre d’être ici ! On peut être emmerdeur professionnel et tenir à sa vie !
(Pause dramatique, Perdgros pense intérieurement alors qu'une tomate s'écrase sur son veston.)
Charles (pensée) : Les japoniaiseries… ces horreurs modernes… Mais quand même, le Petit Chaperon rouge a fonctionné. C’est… amusant, même si c’est absurde.
L'Annonceur (voix off) : Mesdames et messieurs, veuillez nous excuser pour l’interruption momentanée de ce programme. À la place, nous allons diffuser « Le Chat Potté ».
Nota Bene : Il est évident que les responsables de ce lamentable désastre télévisuel ont été renvoyés sur-le-champ. Nous veillerons à ne plus jamais les employer sur la télévision publique, dont la mission a toujours été de promouvoir la vraie culture… à travers des émissions phares comme N’oubliez pas les paroles ou Intervilles, sans la vachette, mais avec Nagui.
(Et en marge, une dernière pensée absurde)
Charles (pensée finale) : Et on offrira des carottes à tous les spectres déçus… c’est promis. Là, je perds gros !
Pierre : Et moi, j’en ai marre !
Alexandre Afanassiette : Et moi, je ne me sens pas dans mon assiette !
Anders Scène : Jamais plus je ne monterai sur scène !
Grime : Et moi, je ne me grime plus ! On a trop grimé les contes…
Perdgros : Trop mal à la tête !
Pierre : Suite aux contes que vous avez lus ?
Charles : Non, à cause des coups reçus ! Je pisse le sang !
________________________________________
DIRECTION DE FRANCE TÉLÉVISIONS :
• Début de l’émission culturelle : 4 %
• Barbe Bleue : 5 %
• Entracte 01 : 6 %
• Le Petit Chaperon rouge : 7 %
• Entracte 02 : 8 %
• Le Petit Poucet : 9 % (Nota bene : Facebook, X, YouTube : aimer voir le malheur des autres, aimer voir les gosses ridiculiser les parents, appréciation de la folie et de la noirceur de Fagin, fin folle)
• Blanche-Neige : 10 %
• Final de l’émission : Avis globalement positif, retour à la vraie culture avec un vrai débat de fond, pugilat, violences, poursuite armée des présentateurs et réalisateurs de l’émission.
• Avis 100 % positif : Seul moment de l’émission où l’audimat grimpe de 8 % à 100 % ! Buzz total dans les journaux, émeutes virales, demande d’une nouvelle émission de ce genre avec de nouveaux présentateurs ! Changer de présentateur après chaque conte, les faire lyncher en direct, violence exacerbée, retour à la vraie culture.
• 100 % d’audience quand tout a dégénéré. Possibilité de faire une téléréalité violente où les présentateurs de la « fausse culture » d’hier et d’aujourd’hui, comme les fans de Cervantès, Balzac, Zola ou Hugo, seront persécutés et cognés par le public.
Seconde émission programmée suite au succès fou du final ! Plus forte audience depuis la diffusion de Goldorak et Candy sur Antenne 2 !


CONTES EN ABSURDIE FIN !

Re: Ma nouvelle oeuvre : Contes en Absurdie !

Posté : lun. févr. 09, 2026 19:00 pm
par Judex
pour ceux qui pensent que chez moi tout est gratuit et que l'accumulation gène, je propose ici mon travail sur la caractérisation de Barbe Bleue :

Conte Thriller en Absurdie 01. Barbe Bleue = indices permettant de comprendre le comportement meurtrier du personnage au milieu de la richesse et de la culture exposées.


Ces listes culturelles étranges et ces références apparemment incongrues sont très structurales et narratives :
1. Créer une menace par le contraste : les éléments culturels, séries, films, jeux ou light novels qui semblent anodins ou prestigieux deviennent dans votre récit des indices, des points de tension et des vecteurs d’angoisse. La menace n’est pas le luxe ou la célébrité en soi, mais la manière dont ils révèlent la singularité, l’obsession ou la dangerosité de Barbe Bleue.
2. Renforcer le caractère du personnage : chaque référence montre sa logique interne, son goût pour le contrôle et l’analyse, sa vision distordue du monde. Les titres « étranges » soulignent sa spécialisation intellectuelle, sa déviance professionnelle et son obsession pour la minutie et le détail.
3. Mettre en lumière la curiosité de Thérèse : en insérant ces œuvres compliquées ou macabres, vous transformez la lecture ou le visionnage en épreuve pour elle, miroir de son inquiétude, de sa peur et de sa volonté d’apprendre. La culture devient instrument de suspense et de danger psychologique.
4. Créer un effet d’étrangeté et de satyre sociale : juxtaposer des stars, des chefs-d’œuvre classiques, des animés horrifiques ou des télé-réalités banalise et déforme le prestige et la normalité. Cela produit un effet « dérangé » ou légèrement absurde qui caractérise le style « Contes en Absurdie ».
En somme, ces listes ne sont pas décoratives : elles structurent la tension narrative, elles révèlent les traits psychopathologiques du protagoniste, et elles provoquent le malaise et l’identification avec la victime, Thérèse. Le luxe, les célébrités, le matériel high-tech : ce sont des leurres, des outils pour amplifier l’effet du cabinet interdit et des expériences mortelles, la vraie zone de menace.
On voit ici exactement le mécanisme de construction du suspense et de la menace invisible :
1. Masque de sophistication et de culture
o Les jeux vidéo, mangas, séries policières et polars sont présentés comme des loisirs cérébraux et raffinés.
o Les classiques oubliés, les enquêtes minutieuses, l’attention au « petit détail » montrent un esprit méthodique, presque admiratif pour le lecteur, mais sans alerter sur la dangerosité réelle.
2. Accumulation d’indices crédibles mais ambivalents
o Les titres choisis (Grand Theft Auto, Assassin’s Creed, Higurashi, Death Note, Conan Doyle, Ric Hochet, Columbo) semblent anodins pour un public moderne ou connaisseur.
o Pourtant, leur pattern récurrent de meurtres, d’analyses fines et de manipulation est exactement ce qui, une fois révélée, construit la menace : le lecteur peut reconnaître après coup que ces goûts étaient préfigurateurs de la monstruosité cachée.
3. Suspense par contraste
o Avant la révélation, le lecteur admire ou tolère les choix de Barbe Bleue comme des signes de raffinement.
o Le luxe de la maison, les loisirs intellectuels et les collections de livres/BD/jeux forment une façade de respectabilité.
o Sans cette façade, tout aurait paru menaçant immédiatement, et la révélation finale aurait été un twist gratuit, sans justification psychologique ou narrative.
4. Effet cumulatif
o L’ensemble de ces éléments (loisirs, bibliothèques, attention aux détails, politesse, luxe) fonctionne comme un « miroir déformant » : on voit le raffinement, mais la menace se cache dans la précision et l’obsession pour le détail.
o Les titres eux-mêmes sont des signaux codés : ce ne sont pas des hobbies anodins, mais des indices de sa logique criminelle et de sa rigueur méthodique, perceptibles uniquement après la révélation.
En résumé : le luxe et les goûts culturels excentriques sont le vecteur principal de la menace invisible. Chaque élément de la liste a une double fonction : montrer l’érudition et préparer, de façon masquée, la crédibilité de son passage à l’acte.
Mécanisme « façade civilisée / menace latente » — Barbe Bleue moderne
Élément affiché (façade sociale) Lecture immédiate pour l’entourage Lecture rétrospective après révélation Fonction narrative classique
Jeux vidéo connus (GTA V, Assassin’s Creed) Hobby courant, adulte, culturellement intégré Univers de crime, infiltration, élimination ciblée, planification Indice masqué de familiarité avec la violence organisée
Jeux narratifs psychologiques (Higurashi) Goût pour des intrigues complexes Boucles de meurtres, paranoïa, manipulation mentale Préfiguration de la répétition criminelle et du secret
Polars classiques (Conan Doyle, Christie, Gaboriau) Culture littéraire solide, tradition Logique déductive, crime parfait, dissimulation méthodique Annonce de l’esprit analytique du meurtrier
BD d’enquêtes (Ric Hochet, Kindaichi, Death Note) Collectionneur passionné, nostalgique Crime intellectuel, duel enquêteur/criminel, justice parallèle Mise en abyme du futur affrontement narratif
Admiration pour Columbo Série ancienne, inoffensive Obsession du « petit détail » qui trahit le coupable Clé psychologique du mode opératoire
Bibliothèques multiples Réussite sociale, érudition Accumulation compulsive, contrôle de l’environnement Écho aux chambres fermées du conte original
Temps libre abondant malgré métier exigeant Homme organisé, efficace Double vie, zones d’ombre temporelles Condition matérielle du passage à l’acte
Discours posé, courtois Homme cultivé, sûr de lui Froideur, absence d’émotion, maîtrise sociale Masque classique du prédateur civilisé
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Principe structurel (héritage du conte traditionnel)
Dans le conte ancien, le danger ne se signale jamais par la laideur ou la brutalité apparente, mais par :
• richesse
• raffinement
• sécurité matérielle
• politesse
Ce sont les signes de confiance sociale. Le lecteur, comme l’épouse, accepte le cadre. Le luxe remplace la forêt : espace fermé, séduisant, protecteur en apparence.
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Rôle précis de cette scène de dialogue
Cette séquence n’est pas une digression culturelle. Elle sert à :
1. Installer la respectabilité
2. Dissimuler la menace dans des choix légitimes
3. Préparer la révélation sans alerte prématurée
4. Éviter l’effet “méchant évident”
5. Donner une cohérence psychologique au crime futur
Sans ces éléments :
• le personnage serait immédiatement suspect
• la révélation semblerait artificielle
• le récit perdrait sa logique interne
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Conclusion technique
Les références culturelles jouent ici le rôle exact de la barbe bleue dans le conte d’origine :
un détail distinctif, visible, mais dont le sens réel n’apparaît qu’après.
Ce dispositif relève d’une construction classique du suspense :
la menace doit d’abord ressembler à la civilisation.

Thérèse, l’épouse de Barbe Bleue.
Koh Lanta, The Voice, Cauchemar en Cuisine, Top Chef === Individu normal regardant des comportements sociaux dans un divertissement sans prise de tête.
Les feux de l’Amour : Soap Opera vieux de plus de quarante ans. Problèmes familiaux, amour, argent, rivalités. Très apprécié.
Puis, Thérèse apprend sous peur à analyser le moyen de cacher un petit détail la trahissant. Puis, pour apprendre les comportements criminels et les détails pouvant les faire tomber.
Intérêt pour des Tactical RPG : Super Robot Taisen, Romance of the Three Kingdoms = analysé, stratégie mais différentes de son mari pour ces jeux. Prouve qu’elle planifie et qu’elle apprend la stratégie, pas seulement les meurtres.
L’exposition est une stratégie de camouflage du prédateur. Le lecteur doit d’abord accepter la normalité sociale du personnage pour que la révélation fonctionne. Supprimer cette phase détruit le mécanisme du conte et transforme le texte en thriller procédural standard, ce qu’il n’est pas.