Dommage que l'on ait délibérément occulté les épisodes 73 et 74, car il y aurait eu de quoi dire même si ça n'était pas forcément dans le bon sens.
Si on avait discuté du dernier épisode, j'aurais été tenté de poser la question suivante : "Y a-t-il vraiment quelque chose à sauver dans celui-ci ?", mais les lignes ci-dessous répondent clairement à mes interrogations.
Albator a écrit :La fin est précipité, il n'y a pas eu de thématique sur le déclin de Vega, ce n'est pas scénarisé mais surtout c'est épouvantablement mal réalisé. Les impressions sont en parties dû aux dessins et à l'animation. Là on va être au degré zéro.
Tu as tout dit.
Même si on connaît tous et toutes les défauts qui dégomment royalement cette aventure finale, c'est toujours agréable d'en discuter à nouveau.
Pour le peu de fois que je le regarde, les mots qui me reviennent systématiquement à la fin de celui-ci sont ridicule et consternant.
Ridicule : Parce que les forces de Véga ne sont plus ici que l'ombre d'elles-mêmes et ne constituent absolument plus, ne serait-ce que, l'ombre d'une demi-menace pour nos vaillants défenseurs de la terre. À 15 minutes de rendre l'âme, Minos s’évertue naïvement à croire qu'une attaque massive de navettes pourrait peut-être occire définitivement nos valeureux guerriers. C'est dire l'état de déchéance dans lequel sont tombés les forces ennemies. On ne sait plus quoi faire pour supprimer son adversaire, alors on décide tout bêtement de se kamikazer. Une habitude tenace chez nos belliqueux aliens.
Idem pour le Grand Stratéguerre qui donne également cette impression de choisir sciemment le départ pour la mort en se lançant à la conquête de la terre alors que ce dernier ne possède plus la moindre ressource en armes pour arriver à ses fins. Le combat qui l'oppose aux aigles n'est qu'une gigantesque bouffonnerie, car on sait dès le départ que ces derniers ne vont faire qu'une bouchée du despote. Ce qui est encore plus risible, c'est la fausse tension dramatique que l'on tente d'instaurer avant l'assaut final. Entendre Vénusia susurrer au Prince de l'Espace :
"Actarus, s'il le faut, nous mourrons ensemble" enfonce encore plus le clou vers le grotesque.
Et pour cause, une poignée de navettes dézinguées en 20 secondes, un Goldorak mis en difficulté pendant à peine 15 secondes, une ultime attaque de feu en fanfare contre le tyran de l'univers et, basta, tout le monde rentre chez soi.
Consternant : Parce que cette clôture fast-food se paye le luxe de déglinguer gaiement le mythe tout au long de ces 25 minutes de caricature poussive, hâtivement distillées.
Tout s'enchaîne mécaniquement, sans la moindre étincelle de spontanéité, on ne ressent rien lorsque nos héros livrent leur ultime bataille, on aimerait trembler, souffrir, et même pleurer avec eux, mais tout est tellement balisé et prévisible que c'est au-dessus de nos forces.
Impossible de ressentir la moindre empathie lors du dialogue final, qui annonce pourtant un bel avenir à nos ex-rescapés d'Euphor, lorsque ceux-ci s'exclament, réjouis :
"Euphor est en vue. Tout va pouvoir recommencer".
On est bien content pour eux, mais ça s'arrête là et on est un peu gênés de ne pas pouvoir partager leur enthousiasme.
En ce qui me concerne, je considère cet épisode comme étant le pire de la série ; celui-ci restant, pour ma part, parfaitement oubliable et définitivement zappable.